
Depuis qu’il avait fait cette découverte, il ne s’arrêtait plus, c’était devenu comme une drogue. Il négligeait tout, son travail, il n’en avait plus , ses amis, ou le peu qu’il avait, sa famille, sa vie. Mais c’était plus fort que lui, c’était la seule chose qu’il lui faisait oublier se monde qu’il détestait tant. Il avait toujours senti ça en lui, il savait depuis toujours et pourtant il ne l’avait découvert que depuis peu. Personne ne l’avait comprit, mais ça, ce n’était pas nouveau. Ah, il se sentait tellement en paix dans cet endroit, le seul endroit ou il pouvait être libre. Il regarda autour de lui, tout était si beau ! Plus beau que jamais, et c’était grâce à lui… Assis sur une falaise, le corps léger comme une plume, il observait l’horizon. Le soleil se couchait depuis déjà quelques heures et le ciel avait toujours cette teinte rouge orangé qu’il aimait tant, les nuages, eux, jouaient avec les formes et les couleurs et le bleu qui restait du ciel sublimait ce tableau de grand maître.
Il ferma les yeux quelques instant, pour pouvoir profiter des autres merveilles de ce lieu, sa beauté effaçant immédiatement tout le reste. Il sentit d’abord le vent sur son visage, s’engouffrant sous ses vêtements et rafraîchissant sa peau chauffée par le soleil. Ce vent emportait avec lui les senteurs de cet endroit, il y en avait plus qu’il n’aurait pu en sentir dans toute sa vie, il parvenait a distingué les odeurs de lilas, de muguet, et peu être de jasmin. Le vent soufflait à ses oreilles une douce musique, que les oiseaux complétaient de leurs chants. Il profita de ce doux moment, ressentant pleinement chacune de ces sensations. Il avait rarement réussit a atteindre une telle richesse de détails, il était fier, il ressentait vraiment les choses, quels progrès il avait pu faire depuis le début et plus il progressait, moins il pouvait s’en passer.
Ah ! S’il avait pu savoir a quel point sa pouvait être merveilleux, s’il avait pu découvrir ça avant. Et si les autres savaient, ils comprendraient. S’ils n’étaient pas aussi étroits d’esprit, il aurait pu les amener dans cet endroit, il aurait pu leur apprendre, c’était si simple en fait. Et ils s’étaient rendu compte que la plupart des enfants le font, mais ils perdent cette capacité en grandissant et ils oublient. C’était tellement dommage. Il n’en avait parlé a personne, ils savaient qu’on l’aurait prit pour un fou, mais ils devraient le faire, sa famille ne comprenait pas pourquoi il passait des heures et des heures enfermées dans sa chambre. S’ils savaient ! Si seulement ils savaient qu’il n’était pas enfermé, qu’il était libre.
Il rouvrit les yeux, contemplant a nouveau ce paysage immuable, toujours aussi splendide, il se contemplait lui-même, regardant sa richesse intérieure… Il entendit une voix, une voix lointaine qui troublait sa paix, elle venait de la bas… Il ne voulait pas y retourner mais il le fallait, il avait prit sa décision, il devait le lui dire… Il prit une grande inspiration, regardant a nouveau l’horizon pour s’imprégner ce moment, il se promit de vite retrouver cet endroit et ses yeux se fermèrent…
Il faisait encore jour, mais le soleil n’allait pas tarder a se coucher, il devait être l’heure de dîner. Sa femme le regardait, avec un mélange de tristesse et d’incompréhension dans le regard. Depuis quelque temps, leur relation s’était étiolée, murés chacun dans le silence, ils ne communiquaient plus. Il reconnaissait toujours en elle la femme qu’il aimait, mais sa deuxième vie lui apportait tellement de réconfort qu’elle ne laissait plus de place a son amour. Il espérait, cependant, qu’en lui en parlant, il pourrait l’emmenait avec lui dans son monde…
_ Le dîner est prêt, lui dit elle.
Et elle repartait, impuissante, elle sentait que son mari lui échappait, qu’il s’éloignait encore plus a chaque seconde. Elle avait pourtant essayé, mais, ses efforts n’avait rien donné. Elle était épuisée de cette situation et elle se demandait même si son amour n’avait pas déjà trop souffert pour pouvoir espérer un mieux. Même si tout s’arrangé, même s’il redevenait comme avant - chose qui avait peu de chance d’arriver - ça ne s’arrangerais pas. Elle le savait mais elle n’avait pas le courage d’arrêter cette relation qui l’usait petit a petit.
Le dîner se passait dans le silence habituel, il ne savait pas par où commencer, il devait le lui dire mais comment ? Les idées bouillonnaient dans sa tête, il savait que c’était maintenant où jamais. Mais il avait peur, peur qu’elle ne comprenne pas et de signer, pas la même occasion, la fin de leur relation… Il se lança finalement a la fin du dîner, au dernier moment, il lui avoua tout. Il lui expliqua qu’il avait trouvé cette façon extraordinaire de voyager, par la pensée. Il lui expliqua, qu’il était libre, il n’avait plus aucune limite. Et, mieux que tout, avec de l’entraînement, ce monde la pouvait être aussi réel que le « vrai ».
Il passa longtemps a parler de ces voyages, de cet autre monde qu’il aimait tant. Elle le laissa parler, l’écoutant d’une oreille attentive, c’était la raison pour laquelle il la délaissait, c’était donc pour ça qu’il laissait sa vie deperir. Ce nouveau monde passait avant tout, avant elle… Elle était donc moins importante que son monde imaginaire ! Elle n’était plus triste, elle était en rage, elle se mit a crier, elle ne savait plus vraiment ce qu’elle disait, elle ne savait plus ce qu’il se passait, il n’aurait pas pu lui faire plus de mal. Elle qui le croyait tellement dépressif, elle qui pensait qu’il dormait toute la journée, qu’il était mal. Et pendant qu’elle s’inquiétait pour lui, il « voyageait » ! Oh, bien sur, si il se repliait dans ce monde, c’est bien parce qu’il était mal, seulement, il se complaisait dans cet état. Elle ne savait plus quoi faire et il ne semblait pas vouloir abandonner cet autre monde comme il l’appelait…
Il se leva de table et retourna dans la chambre, pour le retrouver, elle n’avait pas comprit, il en était furieux, il lui avait pourtant tout expliquer, il lui avait dit ce qu’il ressentait, mais l’avait elle seulement cru ? Il s’allongea et ferma les yeux.
La salle n’était pas pleine, il faut dire qu’il n’avait pas beaucoup d’amis, et qu’il ne travaillait plus. Sa famille était présente, elle avait toujours était la, et sa femme était restée, jusqu'à la fin. Ils se recueillerent tous, le regardant une dernière fois. Personne n’avait comprit ce qu’il s’était passé, même les médecins n’avaient pas d’explication, seule sa femme savait. Il était parti une dernière fois dans son autre monde, et ne voulait plus revenir, son cœur s’était arrêté de battre, le cercueil se referma, mais sur son visage, son sourire montrait à tous a quel point il était mieux la bas, où qu’il soit.
AIDE AU TIERS MONDE
Aide payée par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres. (Robert Burron)
AUTO-STOPPEUSE
Jeune femme généralement jolie et court vêtue qui se trouve sur votre route quand vous êtes avec votre femme.
BABY SITTER
Adolescents tenus de se conduire comme des adultes, de manière à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.
BAGNOLE
Vieille auto dont toutes les pièces font du bruit, sauf la radio.
BANQUIER
Homme qui te prête un parapluie par beau temps et qui te le reprend lorsqu’il commence à pleuvoir. (Mark Twain)
CONSULTANT
Celui qui retire la montre de ton poignet, te donne l’heure et te fait payer le service.
DÉMOCRATIE
Régime où tout le monde a le droit de dire que l’on est en dictature.
(Georges Hahn)
DICTATURE
Régime où tout le monde doit dire que l’on est en démocratie. (Georges
Hahn)
ÉCONOMISTE
Expert qui saura demain pourquoi ce qu’il a prédit hier n’est pas arrivé aujourd’hui.
FACILE
Se dit d’une femme qui a la même morale sexuelle que les hommes.
MISÈRE
Situation économique qui a l’avantage de supprimer la crainte des voleurs.
(Alphonse Allais)
PARENTS
Deux personnes qui aprennent à un enfant à marcher et à parler, pour ensuite lui dire de s’asseoir et de fermer sa gueule.
POISSON
Animal dont la croissance est excessivement rapide entre le moment où il est pris et le moment où le pêcheur en fait la description à ses amis.
SCOUT
Petit gars habillé en niaiseux qui suit un grand niaiseux habillé en petit gars.
TOURISME
Activité consistant à transporter des gens qui seraient mieux chez eux dans des endroits qui seraient mieux sans eux.
Ces definitions circuclent sur internet, voila où je les ai trouvées : http://www.bernardwerber.com/blog/